Visite de Jeju, l’ile du sud de la Corée

Fin juin, profitant d’un long week-end, je suis parti avec un ami direction Jeju, en Corée du Sud. Jeju est une ile peu connue des européens car elle ne fait pas partie des iles paradisiaques du Pacifique auxquelles on pense au premier abord. Mais celle-ci est l’équivalent de notre Corse pour les Coréens. Localisée au sud de la péninsule, elle bénéficie d’un micro-climat et c’est évidemment la destination phare pour les vacanciers nord asiatiques et les nouveaux mariés sud-coréens (surtout).

Jeju est fameuse pour son volcan, ses plages, ses chemins de randonnée et son atmosphere relaxante. On a donc décidé de partir visiter une autre partie de la Corée (après avoir fait 5 fois Seoul… il faut changer).

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On est parti de nuit sur HKExpress pour arriver au petit matin à Jeju City ou se trouve l’aéroport international. On a pris un taxi pour notre hostel, près du City Hall, histoire de déposer nos affaires car notre chambre n’était pas encore disponible. Le matin fut assez dur il faut le dire avec la nuit blanche dans l’avion. A l’hostel on s’est renseigné sur ce qu’on pouvait faire et on est parti à pied direction le musée de du Folklore et de la Nature à Jeju. Ce dernier est un mélange d’histoire naturelle et d’histoire de l’ile, avec des animaux d’un coté, de la géologie de l’autre, des représentations des habitats ancestraux et de sculptures typiques de l’ile. Ce petit musée ne coute pas bien cher et peut permettre de passer le temps s’il ne fait pas trop beau. On est reparti vers l’est, après avoir failli s’endormir sur les bancs extérieur, pour aller au musée national de Jeju. Malheureusement ce dernier était en complète rénovation intérieure et donc fermé. Pris au dépourvu on a continué notre expédition en rentrant dans le parc Sarabong ou se trouve des temples et un point de vue sur la ville et le port. Un peu de grimpette pour nous réveiller (tant bien que mal), quelques photos sur un ciel bleu et on est redescendu vers le port. Au passage on est tombé sur des vieilles maisons qui furent l’un des points principaux de commerce et de repos des marins, tenu par une femme connues. Malheureusement avec la barrière la langue on a pas tout compris, de plus ils sembleraient que les restaurateurs n’étaient pas forcément intéressés de nous laisser manger dans leur restaurant extérieur/musée. On a donc repris la route, on est passé devant le remblais ou se trouve une multitude de restaurant de poissons et crustacés.

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On a continué notre périple jusqu’au point touristique du Dragon’s Head, Yongdu-am, formation volcanique ayant une forme de tête de dragon, comme son nom l’indique. Très prisée des chinois. On ne s’est pas trop attardé, et on est allé manger. Après notre déjeuner, un bibimbap, on est rentré a l’hôtel faire notre check-in et on a décidé de prendre un bus (pas loin de notre hostel) direction la plage de Hamdeok pour ne pas s’arrêter et sombrer dans le sommeil. Je ne me souviens plus du bus mais ce fut assez simple, il faut juste payer en cash a l’entrée (ou part T-money ?) et descendre au bon arrêt (le GPS a aidé) après environ 40min de route. Il y a des bus toutes les 15 minutes environ depuis City Hall. Le temps était d’un bleu magnifique et la plage était bondée. Surveillée, protégée et assez plate, c’est l’une des meilleures de l’ile. Bon nombre de cafés et autres restaurants se trouvent autour. Un bon spot pour aller se baigner. On a repris le même bus pour rentrer et on après une douche, on est ressorti manger dans les allées derrière l’hostel ou se trouve un quartier de restaurant (un peu comme Gangnam) rempli de barbecues. La spécialité de Jeju est le porc noir, une race de porc qui a un gout supérieur, ou tout du moins typique que l’on trouve à Jeju. Personnellement je n’ai pas trop aimé… Plus gras et moins goûtu que le classique Samgyeopsal que j’adore. Mais bon on a aussi pris la décision d’aller dans un restaurant en terrasse, alors que celui conseillé par notre hotel se trouvait un peu plus loin. Mais bon le fait qu’on nous donne un papier et qu’on nous dise : “vous dites juste que vous venez de ma part”, sans traitement particulier ni discount, on a compris que ca servait juste à l’hôtelier de toucher sa commission.

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Le lendemain on reprend un taxi pour aller chercher notre voiture de location. Effectivement à Jeju, l’ile est tellement grande que tout le monde nous avait conseillé de prendre une voiture plutôt que d’espérer s’en sortir avec les bus locaux. Et on a bien fait. En cherchant sur les comparateurs, Sixt semblait le moins cher en plus d’être une compagnie internationale ou les employés auraient un minimum de niveau d’anglais. J’avais réservé sur le site de Sixt en prenant les assurances et en mettant ma carte de crédit qui servira pour la franchise (200usd de franchise de base). Ne pas oublier le permis international et le permis francais pour le retrait. Par contre on n’a pas pris le GPS car le prix faisait doubler la facture. A la place, on a pris Maps.me sur notre iphone, ce qui nous a permis de télécharger la carte en offline et cela nous a été suffisant. On avait pris la plus petite voiture, une Kia Morning, mais celle était indisponible au moment du pick-up, on a eut le modèle du dessus, une Hyundai Accent. Et nous voila parti, sur la route avec notre belle Hyundai blanche direction le Love Museum. Alors s’il y a un truc à savoir, c’est que Jeju est une ile autonome qui a son propre gouvernement et ce dernier, mise beaucoup sur le tourisme pour l’économie de son pays. Les chinois peuvent se rendre à Jeju sans visa par ex. Sauf que l’ile est encore très rurale et mis à part le prix de la terre qui a augmenté (car les étrangers peuvent acheter contrairement au reste du pays), il y a pas grand développements (pensez stations balnéaires) pour le moment. Par contre, bon nombre de musées en tout genre ont fleurit tout autour de l’ile. Je crois que c’est l’endroit au monde où il y a le plus de musées atypiques : Musée de l’amour (il y en a deux), du chocolat, du teddy bear, de la Kpop, de l’Afrique (pas une blague), du trompe l’oeil (classique de la Corée), de la verrerie, de l’automobile, de la mythologique grecque, en plus des musées de l’histoire, du folklore, de l’art, de la nature et de Jeju en règle général. Oui les locaux ont de l’idée. Le but étant évidemment de récupérer un peu de manne financière des touristes. Personnellement cela me fait plus rire qu’autre chose mais malheureusement cela donne l’impression qu’il n’y a rien à faire à Jeju. Alors que bien au contraire mais à condition d’aimer la nature. On a quand même décidé de faire le musée de l’amour qui est très connu pour ses sculpture osées et du coup très marrant.

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On est parti au sud de Jeju, on s’est garé et on a eut la chance de faire toute notre visite sous la pluie. On a bien rit, les sculpteurs avaient pas mal d’imagination. En plus c’est pas trop cher. On a mangé dans le restaurant se trouvant à coté du parc, des dumplings et des toppoki bien épicés. Après s’être confortablement restaurés, on a repris la route, direction l’Ouest pour aller à la plage, enfin pour admirer la mer car avec le temps pluvieux, on pouvait difficilement faire mieux. On est allé à la plage de Hyeopjae, l’une des plus connus. Quelques touristes avait les pieds dans l’eau, froide. On a pris un café avec vu sur la mer. On a marché le long de celle-ci et rejoint la plage suivante : Geumneung beach. Pas un chat. Ces deux plages sont généralement bondé et il est vrai que Hyeopjae semble plutôt spacieuse et bien aménagée. On est ensuite rentré à l’hostel avec comme complication de trouver un parking. En effet notre hostel n’en possédant pas, on a du déambuler dans les petites rues alentours avant de trouver un emplacement. On avait un peu peur de se prendre une prune mais les locaux avaient l’air de dire que c’était bon. Tout le monde à une voiture à Jeju mais il y a pas assez de parking dans le centre ce qui rend la vie compliquée, surtout aux alentour de 18/19h.

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Le soir on est reparti dans la rue principale derrière notre hostel et on a décidé de se faire un chimek, litteralement fried chicken+mekju (poulet fris + bière). que l’on a trouvé à l’un des étages. Loin d’être dietetique, on a pris la version avec frites et fromage… On a ensuite pris un taxi pour aller a l’Aroma club. Le seul club que j’avais trouvé sur internet. Un nightclub à la coréenne ou chacun à sa table (pour 40usd quand même!) avec 3 bière et des fruits et où le but est de rencontré le sexe opposé. Etonnamment personne n’avait l’air de vouloir s’asseoir a coté de 2 étrangers de sexe masculin. Un groupe de fille qui étaient à la table d’a coté n’arrêtaient pas de se faire embarqué par les serveurs à des tables de mec. C’est le principe, les hommes demandent au serveurs de leur ramené les groupes de fille qu’ils ont repéré ou ils vont tout bonnement s’asseoir à leur table. Sinon il y a ceux qui ont pris une salle de karaoké privé et qui ont sur un écran une vue de la grande salle et peuvent indiquer au serveur qui ils souhaitent rencontrer. Grande salle, multiple spectacles entrecoupé de jeux et danses/concerts. Mais la musique était bof et finalement assez cher pour 3 petites bières (impossible de commander autre chose que de la bière). Autant c’était assez marrant de découvrir ce qu’ils appellent “nightclub” (différent des clubs classiques) en Corée, autant j’aurai préféré un club classique, sans prendre de table, moins cher et ou on peut danser toute la soirée. Je ne recommande donc pas vraiment l’Aroma (dans le new Jeju).

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Le lendemain, on quitte Jeju City pour descendre au sud. Il fait très brumeux et traverser du nord au sud ne sera pas forcément une partie de plaisir. Il faut monter le long du mont Halla et la brume s’intensifie grandement. Les routes de l’est du mont sont sinueuses et dangereuses (la route “infinie” bien connue en Corée pour ses histoires effrayantes). Tout se passera sans encombre (1h de route) mais on a bien compris que notre plan de rando du Hallasan devra être annulé. Arrivés à Seogwipo, la deuxième plus grande ville de Jeju, on se gare devant notre hostel et on fait notre check-in. On a ensuite fait un petit tour dans le marché au centre ville puis on s’est rendu, à pied à la chute d’eau de Jeongbang Falls. Payant, avec un tarif étudiant qui nous a été refusé de manière très froide, alors que mon pote était en stage mais avait oublié sa carte… Cette dernière est plutot impressionante et mérite la photo. On a ensuite voulu continuer vers l’est mais le Olle trail était fermé. Olle c’est le nom des trails de randonnés de Jeju qui font le tour de l’ile. Généralement plats et aménagés, ce sont des chemins très appréciés par les passionnés de nature.

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Après cette première chute d’eau le long de la mer, on est parti à pied faire la deuxième chute d’eau de la ville, celle de Cheonjiyeon, beaucoup plus touristiques avec un parking de bus près de l’entrée. On se serait cru sur une aire d’autoroute. Après nos quelques photos, on est ressorti du parc est on est parti au sud sur l’ile de Saeseom et son pont immanquable. Un tour de l’ile permet de prendre quelques photos de la mer et de la côte qui ressemble fortement à ce qu’on peut voir en Bretagne (je sais pas si c’est le temps pluvieux qui me donnait cette impression ou la flore locale…). En tout cas cela soufflait beaucoup et l’on n’est pas resté très longtemps mais l’avantage de tous ses points vue est leur proche distance du centre de Seogwipo (faisable à pied) et leur cout faible voir inexistant. Le soir on a marché jusqu’à la rue des restaurants et on s’est arrêtés pour un n-ième barbecue pour tester le black porc local. Après un tour rapide en ville j’ai mis quelques pièce dans une machine d’entrainement au baseball, pour le fun. Pas trop mal débrouillé.

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Le lendemain matin, on prendre la voiture pour aller voir Oedolgae, une formation rocheuse qui s’élève de l’océan. On a galéré a trouvé un parking et finalement on s’est garé près d’un shop à 30m de l’entrée. Personne ne nous a rien dit, rien d’écrit. Bizarre. On est donc rentré dans le parc. Le matin était très brumeux et il fut difficile d’apprécier la vue mais le rocher à bon nombre d’admirateurs et la cote de rochers volcanique mérite quelques photos. En ressortant du parc on reprend notre voiture et on commençait à repartir lorsque un papy nous saute dessus et nous demander 3000 wons. On sentait bien le coup venir mais pourtant il y avait rien d’affiché. Ce que je lui ait dit, mais évidemment ne parlant pas un mot d’anglais il a juste tiré la tronche et demandé ses 3000 wons. On a payé avec regrets ne voulait pas perdre de temps ou se prendre une amende plus tard mais non sans lui faire comprendre notre désagrément. Un panneau avec un chiffre et un signe W (pour won) ne mange pas de pain. Comme toujours, il faut faire attention à tout. Quand c’est trop beau pour être vrai (ici une place a 30m de l’entrée alors qu’ils y avait des voitures garées sur plus de 200m le long de la chaussée) c’est que c’est probablement le cas.

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On a continué notre route jusqu’au temple de Yakchunsa. Un très beau temple, très grand et avec de belles couleurs et de nombreuses statues d’or. Les photos extérieures de ce dernier dans la brume lui donnait une allure mystique. Je dirai que s’il fallait faire un seul temple en Corée, ca pourrait être celui-ci. Il valait vraiment le coup. On a repris ensuite la voiture direction la zone de divertissements de Jungmun, ou se trouve de nombreux resorts. On a d’abords garé la voiture et on est allé manger dans un restaurant coréen au dessus du starbuck coréen. Puis on est allé voir encore une autre cascade : Cheonjeyeon et le pont de Seonim. Il y a 2 spots de cascades à voir. On est ensuite descendu à pied direction la plage de Jungmun Saekdal, qui étonnamment était plutôt rempli, malgré la pluie intense qui s’abattait sur nous. Alors personne à bronzer mais un paquet de surfeur qui profitait justement du vent et des vagues qui vont avec. On est ensuite passé rapidement voir les amas rocheux de Jusangjeolli qui ressemblent à de nombreux colonnes agrégées les unes aux autres (ceci du au refroidissement de la lave). En repartant on a fait une pause photo devant le musée de l’Afrique, histoire de. Le soir on mangera une pizza dans la ville de Seogwipo, ne trouvant pas de chimek.

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Pour notre avant-dernier jour, on a repris la voiture, direction l’est. Premier stop dans le Jeju Folk Village, un immense parc de représentation des différents habitats au cours de l’histoire de l’ile. Le parc prend bien 2h en y allant à son rythme et on y découvre le Jeju d’antan et son peuple qui vivait principalement de la pêche et de l’artisanat. Bon nombre de série coréennes sont tournées dans le parc. Il n’était pas très rempli le jour ou on l’a visité et on a donc filé assez vite, étant aussi pris par le temps. J’ai ensuite conduit jusqu’a la formation volcanique principale, classée au patrimoine de l’UNESCO, Seongsan Illchulbong. L’entrée est payante et on voit que c’est l’un des point principal de l’ile vu le nombre de touristes chinois. Malheureusement, à cause de la brume, on est monté tout en haut pour pas grand chose. On n’y voyait rien. Sur la photo ca avait l’air pourtant bien, mais avec ce temps la … tant pis. On redescend donc et cherche un petit restaurant pour manger du bibimbap. Difficile d’éviter le seafood ou les barbecue sur cette ile. On reprend la voiture direction le musée Haenyeo, sur les femmes plongeuses. En effet Jeju est connu pour ses femmes plongeuse qui parte pecher les coquillages en profondeur, sans bouteille, dans une eau pas forcément très chaude, afin de ramener à manger à la maison. Aujourd’hui encore, quelques femme, plonge en apnée à plus d’une dizaine, ayant pour certaines largement passé l’âge du départ à la retraite. Malheureusement pour nous, le musée était fermé. La plupart des musée effectue un jour de fermeture par semaine. On avait pas vérifier, on est donc reparti aussitôt. Cette fois-ci, direction la fameuse cave creusée par la lave : Manjanggul Cave. Cette dernière se trouve en plein campagne, c’est un musée fait sur une partie du tube de lave creusé qui a été découvert. En effet le tube (enfin les tubes) creusé par des écoulements de lave du volcan Halla, mesure plusieurs kilomètre. En réalité ils vont du volcan à la mer, mais certains se sont effondrés. Une partie a été consolidé et est visitable. Il fait bien frais à l’intérieur et bien humide. Stalactiques et stalagmites se sont formée un peu partout. Il fait sombre mais les jeux de lumières sont intéressant. 1km facile de marche pour aller jusqu’au bout ou on termine sur une immense stalagmite. J’avais déjà fait l’équivalent à Okinawa, mais celle-ci est vraiment grande aussi.

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Après cette visite rafraichissante, on ressort au soleil. Et oui, pas de chance, l’après-midi de notre dernier jour le soleil revient… On monte dans la voiture et nous voici parti pour Jeju city. Notre dernier hostel se trouve au nord de la ville, près du quartier commercial, à deux pas de la rue des black pork barbecue. Les rues sont étroites et on devra opter pour un parking payant pour déposer nos affaire a l’auberge. Check-in fait, on reprendra la voiture et on ira la rendre chez Sixt. On reviendra à pied. La ville n’est pas si grande et en une demi-heure on sera de retour dans le quartier de notre auberge. Celle-ci est proche à la fois de la gallerie marchande de Chilsungro (shopping town) et d’un marché de produits frais. Comme on pensait ne pas avoir assez mangé de barbecue on a décidé d’y retourner pour re-tester le black pork de jeju dans la rue du même nom, cette fois-ci ce fut un peu meilleur mais pas non plus la folie. Par contre le soju Halla, était très bon.

Le lendemain matin, réveil aux aurores, on chope un taxi sur la route principale et direction l’aéroport pour le retour à Hong Kong.

Budget : 2250HKD de vol sur HKExpress, 4500 HKD en tout

Transport : HKExpress, Location chez Sixt (70USD pour 4 jours)

Hotels : You&I Guesthouse à Jeju, Gudeok Guesthouse à Seogwipo et Yellow Guesthouse au nord de Jeju

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Une semaine à Bali

A Hong Kong tout comme en Chine, la principale periode de vacances est durant (à la suite) du nouvel an chinois. Ce dernier étant basé sur le calendrier lunaire, les dates changent chaque année mais pas le remplissage des avions et trains au départ de Hong Kong

Il faut donc “maliner” pour trouver des vols pas cher au tout du moins abordables en cette periode. Lorsque j’ai vu, un peu hasard, en testant HKG-DPS sur Skyscanner, un vol aller-retour en direct pour 400 euros, j’ai sauté sur l’occasion.

Denpasar (Bali) est a 5h de vol de Hong Kong et les vols direct sont soient opéré par Cathay Pacific soit Hong Kong Airlines. Ou alors il faut prendre une escale à Singapour ou Manille ou Jakarta. Mais ca, c’etait avant. Puisque Tiger Air Mandala a ouvert une ligne Hong Kong – Bali en direct. Ce qui est une bonne nouvelle. A la base Tiger Air Group est un holding Singapourienne, dont j’avais déjà pu prendre un vol avec mais pour Singapour (bien évidemment).

Bref, on a réservé nos billets dans la foulée. Coup de chance supplémentaire, les horaires du vol : départ de nuit de Hong Kong pour arriver à 7h du matin a Bali et retour vers 1:30 du mat sur Hong Kong. Ce qui nous donnait 5 jours complets ou presque pour 1 jours de congés posé. Et tout expat en contrat local en Asie comprendra de quoi je parle, quand je dis “efficience de la pose de jour de congés”.

Nous voila donc arrivés à Bali le jeudi matin, plutôt complétement crevé car étonnement, ils n’ont pas éteint les lumières dans l’avion durant les 5heures de vol de nuit… sans parler d’un A320-200 habillage low-cost (= peu des place pour les jambes).On cherche les taxis. Il semblerait qu’il n’y ait qu’un stand avec prix fixes bien élevés. Après avoir tenter de faire le tour de l’aéroport pour prendre un taxi avec le meteur qui coutrait moins cher, on finit par negocier le même prix que celui affiché (wouhou…) de 70k roupies, direction Legian et notre hôtel Ananta. Ce dernier n’est pas trop mal pour le prix (moins de 50e la nuit), avec une piscine et son bar, et le petit dejeuner buffer compris (la bouffe n’est pas folle mais ils ont fait l’effort de varier le buffet un tant soit peu).

Petit sieste et piscine avant de prendre un taxi pour notre premier temple hindu, Tanah Lot. Ce dernier est posé sur un rocher qui est englouti par les eaux à la marée haute. La vue est superbe et on a pris pas mal de photos du littoral. Cela dit, c’est assez petit et après s’être rendu aux abords qui rocher qui est n’est pas visitable, on est allé prendre un verre a l’un des bars sur la falaise. Le taxi nous avait attendu pour 30k roupies durant cette petite heure. Il nous as ramené a l’hotel. Après s’être changé, nous nous somme dirigés vers la plage. Je n’avais jamais vu une plage aussi sale de ma vie. Le sol était jonché de détritus plastiques tout comme la mer. A peine rentrés dedans, l’on sentait tous les sacs plastiques nous passer entre les pieds. En fait, on l’a appris par la suite, cela se passe que durant la saison humide ou la mer est généralement agités et ramène vers la côte tous les déchets des iles… (les locaux n’ayant pas de systèmes d’égouts et d’ordure, jettent les déchets dans les rivières… qui s’écoulent ensuite). Apparemment c’est beaucoup mieux en été (enfin cela ne règle pas le problème non plus).

On a donc marché tous le long de la plage jusqu’a Kuta dans la rue marchande de Jalan Legian, ou se trouve la plupart des magasins, bars, restaurants et boites de l’ile. On a pu voir le monument aux morts de l’attentat de 92 qui avait fait près de 200 morts. Puis on s’est rendu sur la plage pour le couché de soleil. On est reparti à pied jusqu’à l’hotel, dans la nuit presque noire. Il faut dire qu’il y a un bout de chemin entre Legian et Kuta et que faire ca a pied, nous a bien pris 2 heures aller-retour pour faire le tour de la ville.

Un tour dans la piscine, une douche et on est reparti pour aller diner dans un restaurant indonésien-chinois. Pas forcément fou, faut dire que l’on n’a pas payé cher non plus (3 euros par personne). Puis direction la baie ou l’on a trouvé un restaurant plus sympathique qui nous a servi le dessert : crêpes, banane, chocolat, glace… carrément.

Le lendemain, après un bon petit dejeuner copieux, direction le sud. Nusa Dua ou la plage est apparemment bien : Geger beach. Taxi pendant une bonne demi-heure, jusqu’à l’hotel The Mulia (enfin a gauche juste avant, entrée de la plage payante). C’est vrai que cette fois-ci, l’eau est propre et l’on en profite pour se baigner tranquillement. Les sièges privées coutent presque rien (moins que la bière en tout cas), donc on se pose, histoire de bien prendre des coups de soleil.

Puis après s’être fait jeter du Mulia alors qu’on voulait juste prendre un taxi, on repart par la ou l’on est venu. En effet, les taxi peuvent déposer sur la plage, mais ensuite ce sont des chauffeurs privée qui ramènent, avec des prix évidemment différents… On remonte donc sur la route principale a 400m pour prendre un taxi. Direction le GWK (Garuda Wisnu Kencana Cultural Park) ou se trouve une statue de Garuda et autres. On fait donc nos touristes a prendre des photos de l’immense statue du dieu Garuda et de la statut d’un aigle (j’imagine). Et, coup de bol, on tombe sur des amis de Hong Kong… comme ca, par hasard. On décide alors de continuer la journée ensemble, il faut dire qu’on avait prévu le même parcours. On passe voir le spectacle traditionnel assez marrant puis direction la cote ouest de la partie sud de Bali, vers Blue Point (près de la fameuse plage de Padang Padang ou se retrouve les surfeurs).

La vue est superbe, on décide de manger à flanc de falaise dans un petit boui-boui ou le vent ferra des siennes. Après quelques photos, le temps pressant on repart, cette fois-ci dans la voiture de nos amis, direction le spectacle du temple d’Uluwatu, la danse Kecak.

Le prix par personne n’est pas donné, mais le spectacle est assez long. C’est une histoire chantée et jouée par les homme-singes (si j’ai bien compris) avec des acteurs représentant les dieux. Un méchant, une gentille, un singe sauveur, bref. Assez atypique et finalement, cela valait le coup, malgré l’ondée que l’on s’est pris pendant 5 min. Après quelques rapides photos de la falaise et du temple perché dessus, on repart pour notre hotel. Et la… 2h pour faire les quelques 20km qui nous sépare de Legian. Il faut dire les routes sont minuscule et tout le monde prend la voiture pour se déplacer.

Le soir, on retrouve nos amis à Seminyak ou ces derniers avaient pris une villa (ils avaient je pense eu tout a faire raison, vu le prix). Seminyak semble plus calme, plus classe et l’architecture beaucoup plus sympa que Legian ou Kuta. Il faut dire c’est le St Tropez local. On dine dans un restaurant italien (… pas très original je l’accorde mais carrément bon – Trattoria). Puis direction le Ku De Ta, un café lounge très classe et sophistiqué au bord de l’eau ou les cocktails coutent 15 euros. C’est le même groupe que celui de Singapour (en haut du Marina Bay Sands) ou de Bangkok. Un groupe français ? Je n’ai pas réussi à trouver de preuve mais ca ne m’étonnerai pas. En tout cas c’est très haut de gamme et forcément plus âgé. Après un petit verre dans ce bar, on a voulu aller en voir un autre, le Potato Head Beach Club… qui franchement met lui aussi la barre très haute en terme d’architecture. Vide on n’est pas resté, on pensait que c’était une boite mais en fait ce n’est qu’un bar-lounge sur la plage (certe de qualité). On a donc trouvé de la musique et un dancefloor digne de se nom à deux pas, au Hu’u. Ici encore, les prix sont les même qu’à Hong Kong, mais on s’est bien amusé et la musique était plutôt sympa (électro).

Le lendemain, direction Ubud ou l’on passe nos deux autres nuit. Le Sri Ratih Cottages est l’établissement, certes un poil excentré mais à la décoration très sympa, mélangeant cottage et jungle avec la piscine en arrière plan. Bon ce n’est pas non plus un resort mais ca nous suffisait largement. A noté, le temps mis pour s’y rendre de facile 1h30-2h, du encore une fois aux embouteillages. Il faut dire c’était le nouvel an chinois et les touristes chinois ont l’habitude de se balader en groupe et qui dit en groupe, dit en bus et qui dit en bus… dit embouteillages vu les petites routes de Bali.

Arrivés à Ubud dans notre cottage, on profite du jour pour aller directement visiter la “Monkey Forest”, sorte de parc au centre de la petite ville, ou se trouve quelques temples et beaucoup de singes en liberté. Les arbres de la jungle du parc ont une certaines majesté mais on passe surtout son temps a regarder autour pour éviter que l’un des macaques vienne nous sauter dessus. En réalité, ils sont juste intéressés par les gateaux. Quelques photos sympa et on part faire du shopping. Je passe chez Quicksilver ou les prix ne sont pas forcément exhorbitant (30euros). Contrairement aux magasins Polo Ralph Lauren, QuickSilver et RipCurl (et les surement les autres magasins de surf) ne sont pas des fakes. En effet Ralph Lauren n’a pas la marque en Indonesie et ne produit/vend rien. Ce n’est donc que de pale copie, vendus à un prix exhorbitant. Après quelques souvenirs, une glace, direction l’hotel pour profiter de la piscine. On ressortira manger dans le centre sur la rue principale avant d’aller se coucher.

Le lendemain, on avait booké un chauffeur pour faire le tour d’une journée qui fait : les rizières en terrasses, le temple de l’eau Tirta Empul, les plantations de café/cacao, la vue sur le volcan Batur, le temple Pura Besakih et finalement le Elephant cave Goa Gajah. Ce qui s’est passé c’est que notre chauffeur, très gentil nous a baratiner un truc pour nous emmener d’abords dans un shop de peintures puis dans un autre de sculpture sur bois. Malheureusement pour lui, on n’avait besoin de rien. On est allé dans les rizières se balader, ou il faut évidemment commencer par payer le péage du gouvernement puis mettre une donation pour la fabrication du pont en bois qui permet de traverser le ruisseau… bref, mais à part ca, super jolies et très calmes. Les gens y travaillent toujours (enfin semblerait). Pour ce qui est du temple de l’eau, il est assez atypique et les plus courageux/les bon vieux touristes qui aiment le pseudo sensationnel, iront se baigner avec les locaux pour prier sous les fontaines d’eau sacrée. Ensuite viennent les plantations de cafés. En gros il y en a tout le long d’une route. L’intérêt majeur de la visite, à part si vous voulez acheter le café le plus cher du monde (Kopi Luak), est d’apprendre comment on fait le café, comment est le cacao lorsqu’il est cueilli, quelle tête a la racine de ginseng etc. Ensuite une dégustation est offerte pour tous les produits vendu sur place (Organique… oui il parait) à des prix plutôt bien élevés. Surtout que bon le café venait de Java (l’ile d’a coté) mais cela ne veut pas dire qu’il est mauvais. Quand au café le plus cher du monde, celui dont les grains sont d’abords digérer par le petit animal qu’est le Luak, il serait fait sur place.

Suivant cette visite, on est parti monter sur la colline en face du volcan Batur, qui donne une vue imprenable surtout des restaurants. Un buffet pour 8 euros, pas forcément folichon mais ce n’est pas tous les jours que l’on mange devant un volcan (toujours actif). En repartant le conducteur nous indique que l’on ne devrait pas tenter le Pura Besakih, le plus gros de tous les temples car il y a un célébration et que les embouteillages sont présent sur 30km. On a bien voulu le croire, en voyant les voitures de locaux en habit de prière revenir sur la route. Il nous a amené à un autre temple à la place dont je ne me souviens plus du nom. On a raté le principal, on n’a pas pu vérifier. En gros ca peut très être une excuse car il ne voulait pas aller si loin… Bref on ne le saura jamais. On est tout de même passer voir un “centre” ou l’on peut monter a dos d’éléphant, pour 90 usd, soit 3 fois le prix de la thailande environ, on est reparti en courant. Finalement on a visité le dernier temple, l’éléphant cave, moins bien que les précédent je trouve, rien de bien spécial a part son petit chemin dans la rizière. Le soir, on a profité de la piscine puis on est allé manger dehors.

Le lendemain, dernier jour de notre voyage, on a reprise notre chauffeur pour aller vers Sanur, sur la cote est (contrairement a Kuta sur la cote ouest). On a manger tranquillement au bords de la plage dans l’un des restaurant d’hôtel, qui courent le long de ces 5km de sable. Puis on a marché tranquillement avant de reprendre le taxi pour l’aéroport. A l’aéroport, il ne faut pas oublier d’avoir encore sur soi 150k roupie pour payer les taxes de départ (comme aux philippines).

Finalement un voyage sympa qui permet de voir pas mal de paysage, de jolis architectures et toutes sortes d’activités. Cela dit je m’attendais a quelques chose de beaucoup moins construit, plus petit, plus haut de gamme. Quand on entend parler de Bali généralement, on n’imagine pas cela aussi construit que la Thaïlande… et pourtant si, même voir pire. J’y retournerai bien, mais plutôt au nord faire de la plongée ou alors sur l’ile de Lombok a l’ouest qui est beaucoup plus calme.

Budget : 800 euros

Transport : Tiger Air Mandala (400 euros) vol direct

Hotel : Ananta Legian et Sri Ratih Cottages Ubud

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