Un week-end à Istanbul

Chaque année je rentre 2 semaines en France pour les fêtes de Noel voir toute ma famille. Soit je rentre en vol direct soit je choisi une compagnie aérienne, généralement moins cher, qui permet de faire Paris-Hong Kong via leur hub. Dans le lot il y a évidemment Emirates (Dubai), Qatar Airways (Doha), Aeroflot (Moscou), Turkish Airlines (Istanbul) et bien d’autres.

Ayant déjà profité de stop-overs pour visiter Dubai et Doha, je me suis dit, pourquoi pas m’arrêter 2 jours à Istanbul.

Istanbul 2016

Cela m’a permis plusieurs choses : visiter Istanbul (évidemment), prendre une compagnie aérienne moins cher et décaler mon vol de 2 jours par rapport au premier week-end de janvier où tous les expats prennent l’avion.

Je suis donc arrivé le samedi soir à l’aéroport Sabiha Gokcen, tout à l’Est de la ville. C’est l’aéroport le plus ancien et il sert principalement aux vols domestiques et régionaux.

Avant de sortir je prend de l’argent au DAB BNP (surement un joint venture, mais le logo est le même) qui me ponctionnera, bien comme il faut 6 euros sur 100 de commission, plus ma banque francaise qui en fera tout autant (11 euros sur 100 en tout…). Limite prévoir du cash a échanger, m’aurai couter moins cher.

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Pour rejoindre Taksim où se trouve mon hotel, je décide de prendre le bus Havatas. Ces derniers se trouvent à l’extérieur, juste après la voie des taxis. Ils sont immanquables. On met sa valise en donnant son arrêt au mec, on rentre dans le bus, on paye dedans. 14 TRY pour 40 km. Taksim est le terminus. Alors qu’en France, on avait un hiver plutot chaud, quand je sors du terminal, il neige, et pas qu’un peu.

Istanbul 2016

Après l’heure de transport, arrivé à Taksim près du Divan hotel, je dois rejoindre mon hotel, à pied. J’avais préalablement téléchargé la zone en google maps offline et me voici donc parti avec ma valise de 20kg (celle que j’emmène que quand je rentre en France) dans les rues du centre d’Istanbul. Quelques centaines de mètres plus loin, un mec commence à essayer de me taper la discut’. Il ne semble pas seul et son pote reste sur le coté… bizarre. Je fais semblant de ne rien entendre et continue mon chemin (il y a quelques scam connus sur la place Taksim… j’avais pas vraiment envie de vérifier si ca en était un, mais ca en avait l’air). Quelques centaines de mètres plus loin je me rend compte que j’ai descendu trop au sud et que je dois maintenant traverser une 4-voies qui traverse la ville. A Istanbul, le piéton a toujours tort et avec ma valise de 20kg, je n’étais pas serein… mais pas le choix, j’ai forcé le passage, aucune voiture n’a ralentit… heureusement j’ai réussi à rejoindre l’autre coté de la quatre voies en vie mais après m’être bien dégueulassé. La neige fondue, les flaques d’eau et la boue engendrée par le tout… pompes foutues. Je remonte vers la rue commercante Istiklal, toujours bondée de monde qui court dans tous les sens. Quelques centaines de mètres plus loin, me voila dans mon petit hotel. La reception est a l’étage mais miniscule. Le mec qui m’accueille est plutot sympa. Il me file cependant une chambre au 2e étage alors que j’avais demandé un étage plus élevé, pour le bruit. Vu la taille de la chambre (plus grande que prévu), je me dis : on verra bien.

Istanbul 2016

Je pose mes affaires et je repars faire un tour à Istiklal pour essayer de trouver à manger. Il y a des kebabs partout, c’est pas vraiment le soucis mais il faut que j’achète du dentifrice (ca manquait a l’hotel) et de l’eau. Une petite supérette de quartier me rendra ce service. Pour le kebab je me lance dans un Kasap doner, ce qui semble être une chaine du pays. Je me dit que si c’est une chaine, c’est standardisé. Rien n’est en anglais, j’essaye de comprendre quelle viande ils utilisent : semblerait du boeuf. Ok, je commande. Je demande un kebab large et une cannette de Pepsi. Prix final 24TRY (8euros). Je prend à emporter. Il me file un grand sac et me met tout ca dedans. Arrivé a l’hotel, le kebab est minuscule avec exactement 4 frites dans le roll … et quasi rien a manger… Seul le pepsi est comme prévu. Et en plus de ca, mais bon la c’est ma faute, c’est de la viande de boeuf mixée à de l’agneau (je me dit que cela doit justifier le prix, mais pas la taille). J’en mange la moitié et je repars (agneau trop fort pour moi), malgré moi au Burger King. Cette fois-ci, 4 groupes de mec passent devant moi alors que je suis le premier devant la caisse. Le serveur me parle en turc, je répond en anglais et du coup… ben je me fais servir après tout le monde. Quand finalement plus personne ne se trouve a coté de moi, le serveur daigne prendre ma commande. Je sentais le foutage de gueule… bienvenue en Turquie ! Pour une première soirée, ca commence bof. Mais j’en ai vu d’autre alors on verra bien le lendemain. Un dernier point avant le lendemain, il y a quand même le soir/la nuit. Alors la où est la douille c’est que mon hotel se trouve dans une rue perpendiculaire de Istiklal, et surtout proche de clubs en tout genre (gentlemen’s club ?)… et ils font trembler les murs, jusqu’a 4/5h du mat.

Istanbul 2016

Le lendemain, ce fut réveil à midi… faut dire qu’essayer de s’endormir avec les clubs d’Istanbul comme voisin, ce n’est pas la chose la plus simple. Direction le sud en prenant l’immense rue commercante d’Istiklal. Je passe devant la Galata tower et je continue vers le pont qui rejoint le quartier touristique de Sultanahmet où se trouvent les principales attractions de la ville. Beaucoup de pêcheurs se trouvent sur le pont. Ils pêchent des petits poissons dans la baie qu’ils doivent surement revendre aux restaurants alentours qui vendent des sandwichs avec poisson fris (aucune idée du type de poisson). Je rejoins le palais Topkapi, qui coute 30TRY, et je commence ma visite. Le palais est enneigé mais les touristes sont la. Quelques expositions en intérieur mais le plus intéressant, selon moi, c’est l’architecture de celui-ci à l’extérieur et les plafonds des colonnades. Une visite intérieur intéressante est celle des cuisines avec les nombreux cadeaux offerts (plats) des différents empires de l’époque (européens, chinois, russes…). Je n’ai pas fait le Harem qui apparemment ne vaut pas le coup mais si le temps vous le permet, c’est une exposition à part entière pour 10TRY.

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En sortant du palais, je marche en direction de Hagia Sophia. Mais avant la basilique, il y a les tombes des sultans juste en sortie des murailles du Topkapi, sur la droite (c’est gratuit). Pour la basilique Sainte Sophie (Hagia Sofia), c’est aussi 30TRY. C’est un must. La basilique est juste immense. Malheureusement pour moi, une partie était en renovation et il semblerait que s’ils veulent refaire le plafond, il faille mettre des échafaudages bien épais qui prennent la moitié de la superficie de la basilique. Mais l’intérieur reste impressionnant. Il y a un endroit ou l’on couronnait les empereur, des colonnades, les escaliers pour la preche de l’imam. Et on se rend bien compte que la basilique a été à la fois une cathédrale et une mosquée. Sur le coté gauche, il y a un passage pour monter a l’étage ou se trouvent de nombreuses mosaiques et fresques chrétiennes qui ont été en partie détruites. Je sors de la basilique et je me retrouve sur la place principale qui fait face à la mosquée Sultanahmet. L’endroit est enneigé mais magnifique pour les photos. Direction la mosquée donc qui a plusieurs entrées dont une pour les touristes (hors prières). L’entrée est gratuite, il suffit de retirer ses chaussures et les mettre dans un sac plastique donné à l’entrée, et pour les femmes de se couvrir (pareil, ils prêtent des chales bleus). Il y a une zone dans la salle de prière qui permet aux touristes de prendre des photos. Le plafond est immense et magnifique encore une fois. Architecturellement, c’est assez impressionnant. Seul bémol, les lustres qui sont très bas sont attachés directement dans les domes centraux ce qui gâche un peu la beauté de la peintures des domes … mais enfin, ce n’est pas un musée.

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En sortant de la mosquée, je pars faire la Basilica Cistern qui se trouve non loin de là. Bon il ne faut pas rater l’entrée qui est toute petite. Vu que cette “basilique” est sous terre, l’entrée est dans une petite maison, heureusement il y a une queue de touristes immanquable. Encore une fois, pas besoin de d’écouter les “guides”, la queue ne dure que quelques minutes et honnetement prendre un guide pour ce batiment, cela ne sert à rien. En fait, le batiment en lui même est juste intéressant pour son originalité et pour quelques photos artistiques mais n’a pas grand intéret. En effet, c’est une ancienne citerne, qui permettait de stocker de l’eau pour les habitants du palais Topkapi. Elle pouvait contenir 100 mille tonnes d’eau. Le problème est que l’eau y était stagnante, ce qui n’est jamais très bon pour éviter les bactéries/moisissures. Du coup elle avait été abandonnée. Puis réouverte en musée. Elle ne vaut pas les 20 TRY demandées mais les colonnades sont assez belles. Ils ont laissés les poissons retrouvés de l’époque. Le seul point à voir sont les deux têtes de Medusa, en base de deux colonnes, dont les chercheurs se demandent encore comment elles sont arrivés la.

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En ressortant dans le froid je décide de me rendre au Grand Bazaar bien connu d’Istanbul, comme étant le plus vieux marché encore en activité du monde. Celui-ci est fermé, tant pis pour moi, je rentre à l’hotel à pied donc, sous la neige. En remontant le quartier de Galata, je prend un kebab dans premier boui-boui (6TRY) et un deuxième près de mon hotel et j’en profite pour aller dans le “La Durée” locale spécialisée dans les Baklavas, ces desserts turcs bien connus. Bon alors je dis “La Durée” parce que les prix pratiqués sont exorbitants. Le patissier veut absolument me vendre une boite a 80TRY. J’ai bataillé pour lui faire comprendre que je voulais la plus petite boite existante, et après 5 mins, il me donne celle qui ne peut contenir que 6 baklavas (18TRY, prix au poids). Cela sera mon dessert. Alors pour les gouts, n’y connaissant rien, j’ai demandé un mix de tout mais c’est plutôt bon. Mieux vaut juste aimer la pistache et ne pas trop manger avant. Rentré à l’hotel, une surprise m’attendait : alors un dimanche soir, on pourrait supposer que les clubs sont fermés, que de toute manière, tout le monde bosse le lundi matin et que la musique ne devrait pas se faire entendre. Et bien… loupé. Encore jusqu’à 4h du matin…

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Le lendemain, réveil vers 11h, direction place Taksim pour prendre quelques photos, voir s’il y a un chemin plus simple pour rejoindre les bus Havatas (que je prendrai dans la soirée) et effectivement, il y avait plus simple que de traverser la fameuse quatre-voies. Puis je descend jusqu’à la mer pour aller prendre un tour en bateau de 2h avec la compagnie Turyol qui l’effectue en continue toutes les heures (12TRY). Le bateau qui arrive de Eminonu part ensuite vers Uskudar puis remonte ensuite le détroit du Bosphore coté européen jusqu’à la forteresse Rumeli. Il redescend du coté de la rive asiatique permettant de voir les nombreux palais ainsi que les luxueuses demeures de plusieurs étages construits sur la rive. Le tour dure un peu moins de 2h et il est possible d’acheter à boire et à manger. Je conseille d’être à l’extérieur pour les photos et si possible au fond ou sur les cotés. En hiver il y a peu de monde mais les bonnes places doivent être vite prises en été. Je suis redescendu à Eminomu pour continuer ma visite du quartier touristique.

Istanbul 2016

La deuxième mosquée la plus importante du quartier touristique est celle de Soliman le Magnifique (Suleymaniye Mosque). Elle se trouve en haut d’une colline et profite donc d’une vue sur une bonne partie de la ville. Je suis donc monté en suivant Google maps, à travers les petites ruelles. Cette fois encore, il y a une entrée pour touriste, qui est fermée durant la prière (un panneau l’indiquant). J’ai du faire le tour extérieur d’abords avant de retourner sur mes pas et le panneau avait été enlevé (il est un peu bizarre leur panneau d’ailleurs, anglais mal traduit, on ne sait pas si c’est fermé temporairement ou jusqu’au matin suivant… bon c’était temporairement). L’intérieur est immense et magnifique. On peut s’assoir pour admirer les plafonds et domes paints. Il fait quand même un peu froid dehors, alors j’en profite pour me réchauffer un peu avant de repartir.

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Cette fois-ci, je me dirige vers le Grand Bazar que j’ai loupé la veille et je passe à travers l’université d’Istanbul, enfin pas tout à fait, car ne rentre pas qui veut : portiques, sécurité, scans des sacs aux rayons X et surtout demande de carte étudiante. Du coup je prend une rue qui longe l’université. La porte d’entrée est majestueuse. Après quelques photos, je continue pour m’engouffrer dans une des entrées du Bazar. C’est immense. Les plafonds sont magnifiques. On y trouve un peu de tout : des épices, des vêtements, pas mal de faux en tout genre évidemment, des luminaires turcs, des plats de toutes les couleurs, des boutiques de bijoux sur des centaines de mètres, des vêtements en cuir, des chaussures…

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Après mon tour dans le grand Bazar je pars faire un tour dans le quartier et trouve un café/chocolatier ou je profite du chauffage pour faire une pause pendant une petite heure. Je décide de redescendre ensuite via le bazar des épices (bazar egyptien) où les étales vendent principalement … des épices et autres spécialités turcs (baklava, loukoum…). En redescendant vers le pont de Galata, j’en profite pour prendre un sandwich au poisson pour 8TRY. Je monte ensuite vers Istiklal via le quartier de Galata, direction l’hotel. Mon vol est a 1 heure du matin et il n’est que 7 heures du soir mais je n’ai plus la chambre et plus rien dans ma to-do liste qui soit à proche distance. Je récupère donc ma valise et discute quelques minutes avec le mec de la reception, qui s’avère être d’Azerbaidjan et veux devenir DJ à Istanbul.

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Ma valise sous la main, je marche en direction du nord de Taksim vers le Divan hotel ou se trouve les bus Havatas. Ceux a gauche vont a Ataturk International Airport et les autres à droite vont à Sabiha Gokcen. Cette fois-ci, c’est pour Ataturk. 11TRY. 40 min plus tard je serai à l’aéroport qui accueille déjà la capacité maximum de voyageurs pour laquelle il a été concu. Il parait que le gouvernement turc voudrait construire un troisième aéroport international plus au nord de la ville, car le traffic aérien est déjà saturé… et ca se voit clairement dans l’aéroport.

Moi qui pensais arriver tranquillement avec 5 heures d’avance et pouvoir demander une place en “exit row” pour avoir de la place, finalement il n’y avait déjà plus place, même en couloir. En effet, le site ne permet pas de choisir sa place au booking mais permet de faire son checkin en ligne 24h avant et semblerait que tout le monde l’avait fait sauf moi. Alors après il faudra quand même m’expliquer comment ils font pour les “exit rows” qui sont normalement interdit au booking en ligne vu qu’il faut une autorisation spéciale…

Bref, je me suis retrouvé dans un des pires sièges pour les 10h30 de vol restant à destination de Hong Kong. Pas contre, il faut noter que les repas et le système vidéo sont pas mal.

Arrivé sur le tarmac de Hong Kong, pensant pouvoir sortir rapidement, il s’est avéré que quelqu’un avait fait les sacs et volé du cash à plusieurs voyageurs. La police hong-kongaise a donc du faire son entrée dans l’avion et nous a bloqué pendant 30 minutes. J’ai des doutes quand à leur capacité de retrouver le voleur. Faut avoir du culot quand même de faire les sacs cabine pendant que tout le monde dormait.

Budget : 100 EUR + 67 EUR d’hotel

Transport : Turkish Airline (440 EUR)

Hotel : Eva Residence Taksim

Album Photo

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